Trois rendez-vous en 2016 : le Festival de Saint Germain le Rocheux le 16 juillet, les jardins de Barbirey sur Ouche (21) les 26 et 27 août et le jardin de l'Arquebuse à Dijon les 17 et 18 septembre

Le principe d'un spectacle adapté au lieu de représentation peut se décliner de multiples façons, avec divers partenaires.
Depuis 2001, le festival a associé au moins une structure artistique à chacune des ses programmations. Nous souhaitons le développer cette année avec  le Festival de Saint-Germain-le-Rocheux (21) et Montagne Froide (25)

Un rendez-vous associé .

Le festival de Saint-Germain-le-Rocheux                          samedi 16 juillet 2016

En 2015, nous nous sommes joint au festival de Saint-Germain-le-Rocheux, nous renouvellerons ce partenariat en 2016.

Victor Lenoble, comédien et directeur de ce festival du chatillonnais (nord Côte-d’Or), tourne depuis plus d'un an dans le spectacle de Philippe Quesne, la Mélancolie des Dragons.. La compagnie a proposé de venir jouer en nord Côte-d'Or, nous les accueilleront à Saint-Germain-le-Rocheux. C'est une proposition simple d'abord qui montre l'échouage, dans une Ciroën AX perdue au milieu d'un paysage de neige, d'un groupe de hard rock en tournée.
Philippe Quesne, directeur du Théâtre des Amandiers depuis 2014, est déjà venu quatre fois à entre cour et jardins. C'est donc avec évidence que nous participerons à son accueil en 2016, à la fois en position de conseil (nous nous réjouissons de faire croire à un paysage d'hiver milieu de l'été), mais aussi en participant financièrement à leur accueil.

Un nouveau partenaire

Montagne froide                                                                                  

Nous tissons de nouveaux liens avec un partenaire franc comtois : Montagne Froide.
A l'origine collectif d'artistes (avec en particulier Valentine Verhaeghe, chorégraphe et Michel Collet, performeur), ils entretiennent des relations de proximités fortes avec des artistes new yorkais tels John Giorno. Ils organisent en Franche Comté et à New York des festivals de performances et de vidéos tels Vidéo Capitale, Locus Métropole ou Fabrika Voxa.
Nous leur donnons une carte blanche pour programmer un performance dans le Circo Minimo d’Olivier Vadrot les 26 et 27 août dans les jardins de Barbirey.


Les jardins de Barbirey                                   


vendredi 26 et samedi 27 août

18h30 - Musique pour prairie, Carole Rieussec *
19h00 - Bartolomé Ferrando (poésie/performance dans le Circo Minimo d'Olivier Vadrot)

19h30 - Musique pour prairie, Carole Rieussec *
20h15 - Corder ou comment la danse porte ses voix, Anatoli Vlassov (danse) *
21h00 - Antoine Boute (poésie/performance dans le Circo Minimo d'Olivier Vadrot)

          CP 2016vignette

 

 

* Spectacle soutenus par l'ONDA

Anatoli Vlassov

Corder ou comment la danse porte ses voix.

Dans cette pièce, Anatoli Vlassov prend la voix comme l’étendue du geste dansant des interprètes, en extrait des matières chorégraphiques où l’ensemble de sons produits par les cordes vocales est intimement lié au mouvement. Il cherche des voix particulières aux danseurs qui ne sont ni celles des chanteurs, ni celles des acteurs.  Pris dans une tension entre fusion et indépendance, comment le mouvement peut-il changer la tonalité et la texture du son ? Et, inversement, comment la voix peut-elle modifier la qualité du mouvement dansé ? Corder est aussi la chorégraphie d’une relation entre le groupe et l’individu où le chœur mobile soutient les sujets dansants. Le trio fait sonner en unisson le souffle de sa marche. Reliée par ce geste pneumatique, cette cordée crée un fond tonique pour les soli des danseurs.

Conception et chorégraphie : Anatoli Vlassov            Co-créateurs et interprètes : Julie Salgues, Gaetan Le Marchand et Anatoli Vlassov.

 

 Circo Minimo

Pour la quatrième année consécutive, nous utiliserons la fabrique mobile conçue pour les jardins de la Villa Medici par le designer Olivier Vadrot. Nous en avons inauguré l’année dernière une nouvelle version qui accueille 35 personnes assises. Sa force réside dans la mise en proximité du public et de l’artiste générant une intimité collective, inhabituelle lors de spectacle. Circo minimo tournera cette année dans deux autres lieux d’entre cour et jardins, à Besançon et en Champagne.
Deux auteurs-interprêtes viendront faire entendre leur texte à Barbirey
 :

Carte blanche à Montagne froide : Bartolomé Ferrando

Bartolomé Ferrando
Vit et travaille à Valencia en Espagne. Il est poète et artiste de la performance, de la poésie sonore et expérimentale. Il a participé à différents festivals et rencontres de performance et de poésie-action en Europe, au Japon, Corée, Singapour, Mexique, Israel, Argentine, Vietnam, Chili et Canadá. Il écrit et publie sur l’activité poétique et artistique expérimentale, produit une oeuvre visuelle – installations, poèmes-objets – et sonore – poésie phonétique et musique improvisée – avec les groupes Flatus Vocis Trio, Taller de Música Mundana, Rojo, SIC et JOP. Il est également professeur de performance et art intermedia à la Faculté de Beaux Arts de Valencia."Mes interventions interrogent le poétique par et dans le gestuel.
"Mes pièces sont souvent courtes, simples, élémentaires, réalisées avec un minimum de moyens et non dénuées d’ironie, tout en cherchant à montrer l’essence pure de l’action."
B. Ferrando.

Antoine Boute
Antoine Boute est l’un des représentants les plus emblématiques de la poésie expérimentale en Belgique. Son œuvre, plurielle, se caractérise par une singularité forte, une identité tout à la fois propre et hybride, mutante, inquiétante, excitante. Philosophe, écrivain, poète sonore, pornolettriste, prophète conceptuel et naturaliste, il s’adonne également à la poésie graphique, à l’écriture collective, aux pratiques collaboratives, et est organisateur d’évènements. Spéculateur hors pair, Boute est l'auteur d'un livre dont le concept est d'être "100% tout public, complètement ergonomique à la pensée de toute sorte de gens". L'enjeu est de "donner à fond dans l’accessibilité radicale", de "tout bonnement exploser philosophie, poésie et art conceptuel par le biais de la masse hétérogène de nos amis lecteurs tous publics". Chez lui, les démarcations entre fiction et réalité, musique et langage sont incertaines. Sa poésie s'invente dans la dissolution des frontières, se libérant de la page imprimée. Incarnée, elle aboutit dans certains cas à la productions de véritables "situations", au sein desquelles l'action première (l'intervention, l'amorce) doit avoir valeur de déclencheur ou de foyer autour ou à partir duquel s'organisent idées, actions, gestes, initiatives et histoires. Par là il travaille à l'intrusion subreptice de l'art dans l'espace de l'agir social, donnant corps aux notions de participation, de relationnel, de contextualité, de pragmatisme. Auteur de plusieurs livres, il est un performeur prolifique et collabore à de nombreux projets, tant poétiques que musicaux, multimédias, ou vidéographiques. »
Sébastien Biset

Carole Rieussec
Musique pour prairie
la prairie est le monde
la prairie est le vide
la prairie est la disparition

Texte et composition : Carole Rieussec    Voix : Denise Barreiros

Créée pour la prairie du Château d’Avignon, sous le nom «  La Grande Vide », la musique pour prairie de Barbirey évoque l’espace européen, l’enchevêtrement des perspectives, et toujours le vide et la disparition des paysages sous la montée des eaux. . La pièce est stéréophonique, le casque en est l’arène. La musique donne à entendre une série de phrases et d’épiphanies sonores qui ponctuent le regard et l’imaginaire. Textes et sons enlacent la prairie sans jamais la définir. La poétique est disjonctive.
A écouter lové.e à la vue de la prairie.
Carole Rieussec
Artiste électroacoustique
Carole Rieussec est artiste électroacoustique et performeuse ; depuis 1986, elle compose avec les bruits, les voix et les rythmiques du monde. Elle est membre du duo Kristoff K.Roll.
Sur scène, elle active la lenteur et l’improbable.

 

Le jardin de l'Arquebuse, Dijon          

samedi 17 septembre 2016
16h00 - A l’ombre des ondes, Kristof K.Roll, (séance d’écoute des territoires du rêve)
17h00 - N’éteignez pas vos téléphones, Compagnie Numb (danse)
17h45 - Partout, Jonas Chéreau et Madeleine Fournier (danse) *
18h15 - A l’ombre des ondes, Kristof K.Roll, (séance d’écoute des territoires du rêve) *


dimanche 18 septembre 2016
11h00 - A l’ombre des ondes, Kristof K.Roll, (séance d’écoute des territoires du rêve)*
15h30 - N’éteignez pas vos téléphones, Compagnie Numb (danse)
16h15 - Partout, Jonas Chéreau et Madeleine Fournier (danse) *

      CP 2016vignette

 * Spectacle soutenus par l'ONDA

Jonas Chéreau & Madeleine Fournier

Partout

Chorégraphie et interprétation : Joans Chéreau et Madeleine Fournier

« La question de l’activité et de la place du spectateur est fondamentale dans la manière dont nous pensons nos performances. Nous observons et discutons beaucoup de notre expérience en tant que spectateur. Nous aimons aussi réfléchir sur l’espace de la rencontre avec des spectateurs notamment dans des contextes expérimentaux. Lorsque nous travaillons en dehors du théâtre, nous aimons particulièrement ouvrir, mettre en tension, questionner, tâter la relation qui existe entre performeur et spectateur.

Il existe une petite voix intérieure en nous (Madeleine et Jonas) qui, lorsque nous sommes spectateurs, juge, critique, est émerveillée, se questionne, n’aime pas, aime, s’ennuie, a du plaisir, pense à autre chose, se rappelle de quelque chose, fait des liens absurdes et, nous serions curieux d’entendre cette petite voix chez d’autres spectateurs.

En résonance avec le cadre qui nous est proposé, nous inventerions un dispositif nous permettant de rencontrer et de rentrer en dialogue avec des personnes avec lesquelles nous aurions au préalable partagé une expérience performative.

L’idée serait de convier, une personne à la fois, à regarder une proposition faite par nous et ensuite d’échanger avec elle sur son vécu de ce moment.

L’enjeu serait pour nous de créer une intimité entre nous et le spectateur, d’un côté par le partage d’une proposition et de l’autre par le partage de ses pensées surgies lors de cette proposition. »

Les deux concepteurs interprètes sont venu à plusieurs reprises dans le jardin de l’Arquebuse afin de rencontrer des spectateurs et concevoir leur spectacle. Ils ont fait la même démarche dans d’autres lieux, en particulier à Hendaye (festival 2D2H où le spectacle a été créé le 19 juin dernier et au Potager du roi à Versailles ou il dera repris le 24 septembre prochain).

Le réseau Nos lieux communs a été créé en 2014 par cinq festivals français (Plastique danse flore, Extensions sauvage, A domicile, Format Ardèche, entre cour et jardins auxquels se sont ajoutés depuis les festival des Fabriques et le festival 2D2H). Un concours sur appel à projet a été lancé au printemps 2015 et nous a permis de sélectionner deux spectacles chorégraphiques sur plus de 110 propositions reçues, Myriam Gourfink avec Floraison soudaine après presque rien et le duo Jonas Chéreau & Madeleine Fournier avec Partout... C’est ce dernier spectacle qui sera co-produit et accueilli par entre cour et jardins.

 

Kristoff K.Roll

A l’ombre des ondes

siestes audio-parlantes par le duo Kristoff K.ROLL

Pour cette séance de cinéma sonore intime et collective, le corps de l’auditeur est allongé, l’auditeur se laisse immerger. Dans une composition issue du paysage, le duo emmène l’auditeur dans une rêverie méridienne.

Des sons électroniques s’enroulent calmement autour des récits de rêves murmurés au casque audio.

Dans le jardin de l’Arquebuse, ces récits de rêves seront multilingues, ce sera une première (étape de travail) !

Tout au long des jours et des nuits, des bruits de mots frôlent nos corps, puis vient la sieste. Là, la chair des mots surgit puis s’évanouit sous l’évanescence du ressac sonore : qui me parle ?

Kristoff K.Roll est un duo de musique électroacoustique composé de Carole Rieussec et J-Kristoff Camps; ensemble, il/elle créent un labyrinthe sonore où se croisent théâtre sonore, improvisation & composition  électroacoustique, installation, performance.

 

Compagnie Numb

N’éteignez pas vos téléphones

Chorégraphie et interprétation : Maëlle Desclaux et Estelle de Montalembert

Dans ce duo, il est question d'un sujet qui touche le plus grand nombre : la place qu'occupent dans nos vies quotidiennes, nos téléphones et autres écrans.

Un peu plus précisément encore : l'impact que ces outils ont sur les relations humaines.

Les danseuses partagent l'espace avec deux téléphones. Nous ne savons pas toujours qui mène la danse, qui domine : l'humain sur l'objet? L'objet sur l'humain? L'humain sur l'humain?

Sur fond de sons enregistrés, de sonneries et d'air d'opéra, elles naviguent entre réalité et virtuel, mouvement et arrêt sur image.

Le temps s'étire, s'accélère, le geste s'inspire de la mode du tactile, le public est pris à parti.